Abbaye Sainte-Foy de Conques

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Un lieu chargé d’histoire où s’entremêlent art roman et art contemporain

Je vous propose de vous inspirer par un voyage au coeur de l’Aveyron en vous faisant redécouvrir ou découvrir l’abbaye Sainte-Foy de Conques. Considéré comme un chef-d’oeuvre de l’art roman, classé au titre des Monuments Historiques et inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle, mais quelle histoire nous raconte ce trésor patrimonial ? 

Une histoire digne des romans chevaleresques

C’est au XIème siècle que l’expansion de la ville de Conques permet à l’abbé Odolric d’entreprendre la construction de l’abbaye romane actuelle. En effet, elle a été construire sur les vestiges d’une basilique datant du Xème siècle. Durant des siècles, plusieurs abbés se sont succédés dans la construction de cet édifice imposant. L’abbé Bégon II dirigea la maîtrise d’oeuvre pendant 20 ans et permit notamment l’édification de son cloître. 

L’abbaye connut de grandes vicissitudes au travers de l’Histoire. D’une part, sa coupole s’est effondrée à une date inconnue, sûrement à cause de la faiblesse des trompes d’angle. Elle fut remontée puis stabilisée à nouveau au cours du XVème siècle. 

Un siècle plus tard, à la suite d’un feu allumé par les protestants, l’abbaye faillit tomber en lambeaux. En effet, les grandes colonnes du chœur ont éclaté sous l’effet des flammes. Il a donc fallut les solidifier et les noyer dans un massif de maçonnerie. Les tours de façade ainsi que le clocher central furent arasés.

Une fois ces troubles passés, cet édifice, bien qu’en assez mauvais état,  attira toute l’attention d’une homme. Cet homme n’était autre que Prosper Mérimée, un jeune inspecteur des monuments historiques. Il est à l’origine de nombreuses campagnes de restauration de l’abbaye entre le XIXème et le XXème siècle, dont la plus importante fut menée par Jean-Camille Formigé entre 1876 et 1891. 

Le trésor de l’abbaye

Le trésor d’orfèvrerie représente, à n’en pas douter, le joyau du patrimoine artistique de Conques. Il a miraculeusement été préservé de la destruction par les habitants du village à la fin de l’année 1793.

L’oeuvre la plus extraordinaire qu’on peut y trouver est la Majesté de Sainte-Foy, une statuette reliquaire de 85 cm de hauteur réalisée à la fin du IXème siècle. Elle a été réalisée en bois d’if, recouverte d’or et sertie de gemmes. Cette création abrite la relique du sommet du crâne de Sainte-Foy, une jeune chrétienne originaire d’Agen

L’autre reliquaire qui peut également attirer toute notre attention lorsqu’on se rend à Conques c’est la châsse dite « De Pépin » dont la face principale est ornée de la scène de la Crucifixion. Ce petit reliquaire rassemble des éléments du IXème au XIème siècle. 

Outre son trésor, l’abbaye de Conques se dévoile également au travers du travail singulier d’un artiste avant-gardiste de la région.

« La lumière » de Soulages

Depuis 1986, Pierre Soulages et le maître verrier toulousain Jean-Dominique Fleury ont travaillé à la création de nouveaux vitraux pour l’abbaye de façon à magnifier les lieux au travers de la lumière. 

Au premier abord, il peut paraître assez inhabituel de retrouver des vitraux monochromes, translucides et très épurés dans une abbaye. En effet, on a plutôt l’habitude d’être spectateur de vitraux colorés avec de nombreux dessins ornés de personnages bibliques. 

Au travers du travail de Pierre Soulages, l’art contemporain et notamment l’artisanat d’art s’entremêlent avec la tradition pour valoriser le patrimoine culturel. 

 Il aura fallu à l’artiste et aux artisans d’art qui ont accompagné sa démarche artistique 4 ans et près de 400 essais pour développer le verre utilisé : un verre lisse à l’extérieur et granuleux à l’intérieur. Il s’agit d’un verre qui laisse passer la lumière de façon différente en fonction de l’épaisseur.

L’idée de Soulages était de créer un lieu vivant où la lumière module l’espace tout au long de la journée. En effet, à certains moments la lumière est plutôt jaune ou bien bleue, elle peut prendre n’importe quelle couleur et est toujours différente. Ces vitraux anoblissent le lieu patrimonial en valorisant ses caractéristiques architecturales et la couleur des pierres qui façonnent l’édifice. Ces vitraux mettent en valeur la beauté pure de ce joyau de l’art roman

L’un des plus beaux villages de France

Depuis lors, l’histoire et la richesse du village de Conques ne cessent de voir passer de nombreux visiteurs pour atteindre 600 000 personnes environ chaque année .

Le village de Conques, blotti au milieu d’un écrin naturel préservé en Aveyron, mérite beaucoup de compliments au travers notamment de la richesse de son patrimoine culturel, de sa gastronomie ou encore de son histoire. En témoigne à juste titre l’attribution de prestigieux labels au village : « Plus beaux villages de France », inscription de l’église abbatiale de Sainte-Foy et du pont par l’UNESCO au Patrimoine mondial de l’Humanité au titre des chemins de Compostelle en France, « Grands Sites de Midi-Pyrénées », intégration au réseau des « Grands Sites de France » etc…

Alors, on y va quand ?

Merci d’avoir lu cet article, n’hésitez pas à le partager ça me ferait très plaisir et à bientôt ✨

Elwen 💫

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